Notices biographiques

Augusto de Campos
Né à São Paulo en 1931. Poète, artiste visuel, essayiste, critique littéraire et musical, Augusto de Campos a été, avec son frère Haroldo et Décio Pignatari, le fondateur de la revue Noigrandes (1952) et l’initiateur du mouvement de poésie concrète au Brésil. Ses poèmes ont progressivement abandonné le vers et la syntaxe traditionnels au profit d’une mise en forme usant de toutes les ressources de la mise en pages et de la typographie. À partir de 1980, il intensifie ses recherches en présentant ses poèmes sous forme d’installations multimédias. De Campos est également un important traducteur de Mallarmé, Pound, Joyce, Cummings, Maïakovski et Gertrude Stein, mais aussi des troubadours provençaux et des poètes métaphysiques anglais. Principaux recueils : Poemóbiles (1974), Caixa Preta (1975), Viva Vaia (1979), Despoesia (1984), Não (2003).

Zuca Sardan
Né à Rio de Janeiro en 1933. Architecte de formation, Zuca Sardan a servi comme diplomate aux quatre coins du monde. Ayant brièvement tâté de la peinture dans sa jeunesse, il s’est surtout illustré comme dessinateur de talent flirtant avec l’absurde. Marqué par la lecture des Fleurs du Mal et la pataphysique d’Alfred Jarry, en même temps que par les pantomimes de cirque, la commedia dell’arte, la bande dessinée et la tradition très vivante au Brésil de la caricature et du dessin d’humour, il commence à produire de manière indépendante, dans les années 1950, des petits livres de dessins, de collages et de textes écrits à la main, qu’il diffuse à quelques dizaines d’exemplaires ronéotypés, puis photocopiés : Operetta inachevée (1958), Poemas Zum (1969), Aqueles papéis (1975), Os mystérios (1979), Visões do bardo (1980), Osso do coração (1993), etc. En 2004, il publie un recueil de fables, Babylon : mystérios d’Ishtar. Il vit aujourd’hui à Hambourg et se consacre aux graffitis et à la poésie.

Francisco Alvim
Né à Araxá en 1938. Poète et diplomate, Francisco Alvim commence à écrire de la poésie durant son adolescence, sous l’influence de sa sœur, la poète Maria Ângela Alvim (1926-1959). En 1968, il fait fureur avec son premier recueil, O sol dos cegos, qui est considéré comme un chef-d’œuvre de la poésie « post-avant-gardiste ». Passatempo (1974) affirme l’importance de l’oralité dans son discours poétique. Principaux autres recueils : Dia sim, dia não (avec Eudoro Augusto, 1978), E festa e lago, Montanha (1981), Elefante (2000). Il a remporté à deux reprises le prestigieux prix Jabuti.

Lu Menezes
Née à São Luís en 1948, Lu Menezes a grandi à Rio de Janeiro et Brasilia. Elle a quatre livres de poésie à son actif : O amor é tão esguio, Abre-te, rosebud !, Fato puro e conto de fadas et Onde o céu descasca. Ses poèmes ont été publiés dans divers magazines, journaux et anthologies de poésie. Elle est docteur en littérature comparée, avec une thèse sur les œuvres de João Cabral et Wallace Stevens.

Júlio Castañon Guimarães
Né à Juiz de Fora en 1951,  Júlio Castañon Guimarães a publié plusieurs recueils de poésie : Vertentes (1975), 17 peças (1983), Inscrições (1992), Dois poemas estrangeiros (1995), Matéria e paisagem e poemas anteriores (1998), Práticas de extravio (2003). Il est aussi l’auteur de nombreuses traductions (de Mallarmé, Valéry, Butor, Ponge, Barthes, Deleuze et Guattari, Umberto Saba, Joseph Brodsky et George Steiner). Comme critique, on lui doit une biographie et une anthologie de Manuel Bandeira, des essais sur Murilo Mendes et une édition critique du roman de Lúcio Cardoso, Chronique de la maison assassinée.

Arnaldo Antunes
Né à São Paulo en 1960. Poète, musicien, compositeur et artiste visuel, Arnaldo Antunes intègre le groupe Aguilar e Banda Performática à la fin des années 1970, avant de rejoindre le groupe de rock Titãs. Il a édité plusieurs revues, publié une dizaine de recueils de poésie, enregistré autant d’albums en solo et participé à diverses expositions de poésie visuelle. En 1993, il a réalisé Nome, projet multimédia mariant poésie, musique et animation informatique, qui fut montré dans les festivals du monde entier. Parmi ses recueils : Ou e (1983), As coisas (1992, prix Jabuti), 2 ou + corpos no mesmo espaço (1997), Outro (2001), Palavra desordem (2002), ET Eu Tu (2003), Como é que chama o nome disso (2006).

Carlito Azevedo
Né à Rio de Janeiro en 1961. Poète, critique et éditeur, Carlito Azevedo a publié notamment Collapsus linguae (1991, prix Jabuti), As banhistas (1993), Sob a noite física (1996), Versos de circunstância (2001), Sublunar (2001) et Monodrama (2009). Depuis 1997, il codirige la revue de poésie Inimigo Rumor, d’abord avec Júlio Castañon Guimarães, puis avec Auguste Massi. Il dirige également la collection de poésie Ás de colete aux éditions 7Letras. Il se définit lui-même comme l’héritier du concrétisme, du modernisme, de la poésie marginale et du surréalisme.

Paula Glenadel
Née à Rio de Janeiro en 1964, Paula Glenadel est poète, traductrice, chercheuse et professeur de littérature française à l’Universidade Federal Fluminense. En 2002, elle a soutenu un post-doctorat sur la poésie française contemporaine à l’université de Paris VIII. Auteur de nombreux textes critiques, elle a traduit en portugais Jacques Roubaud et Michel Deguy. Elle a publié trois recueils, A vida espiralada (1999), Quase uma arte (2005) et A fábrica do feminino (2008). Plusieurs de ses poèmes ont également paru dans la revue Inimigo rumor et le journal O Estado de São Paulo.

Ricardo Domeneck
Né à São Paulo en 1977. Poète, vidéaste, performeur et artiste multimédia, Ricardo Domeneck a publié quatre recueils de poésie : Carta aos anfíbios (2005), A cadela sem Logos (2007), Sons : Arranjo : Garganta (2009) et Cigarros na cama (2011). Ses poèmes ont été traduits dans plusieurs langues (espagnol, allemand, anglais, catalan, français, slovène et arabe). Son intérêt pour la poésie sonore l’a conduit à traduire en portugais Hans Arp, Pierre Albert-Birot et les poètes-performeurs du groupe de Vienne (Hans Carl Artmann, Konrad Bayer, Gerhard Rühm). Il codirige deux revues, l’une en portugais (Modo de usar & Co) et l’autre en anglais (Hilda Magazine). Il vit et travaille aujourd’hui à Berlin, où il a cofondé un collectif d’artistes.

Marília Garcia
Poète, éditrice et traductrice née en 1979 à Rio de Janeiro, Marília Garcia est membre du comité de rédaction de la revue Inimigo rumor et codirectrice, avec Angélica Freitas, Fabiano Calixto et Ricardo Domeneck, de la revue Modo de usar & Co. Elle a traduit en portugais Pierre-Albert Birot, Emmanuel Hocquard, Josée Lapeyrere et Benjamín Prado, et participe régulièrement à des manifestations poétiques au Brésil et à l’étranger. Elle est l’auteur de deux recueils de poésie : Encontro às cegas (2001) et 20 Poemas para o seu walkman (2007).

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